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Implication de mercenaires dans la crise congolaise
AFP Congo (Brazza) 30 mars 2004

"LE POUVOIR DE MPILA RECONNAIT SON IMPLICATION"
(Ouverture d'une enquête dans les milieux des ex-Faz à Brazzaville)

Le gouvernement congolais a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête dans les milieux des anciens soldats des ex-forces armées zairoises (Faz) réfugiés à Brazzaville après la publication d'un communiqué d'une association de ces anciens soldats sur les attaques des sites militaires à Kinshasa. "Après la publication d'un communiqué de presse par une association dénommée Diaspora militaire des ex-Faz et ex-forces armées congolaises (Fac) de la République démocratique du Congo (RDC) au Congo-Brazzaville, qui semble insinuer que ce sont leurs compatriotes qui seraient à l'origine des troubles qu'a connus Kinshasa dimanche, le gouvernement congolais a ouvert une enquête dans les milieux de ces ex-Faz réfugiés dans notre pays", a affirmé dans une déclaration parvenue à l'AFP, le ministre congolais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Alain Akouala.

Dans le communiqué remis à l'AFP, l'association dirigée par un officier des ex-Faz, le major Germain Ndaba, a condamné les attaques contre des sites militaires à Kinshasa et indiqué qu'il "semblait avéré que le trouble aurait pour origine l'action de certains ex-Faz".

Les Faz avaient pris la fuite à la chute du régime du maréchal Mobutu Sese Seko.

A Kinshasa, des témoignages recueillis par l'AFP auprès des forces de police affirmaient que certains des assaillants seraient des ex-Faz arrivés de Brazzaville.

Dans son communiqué, l'Association de la Diaspora militaire des ex-Faz et ex-Fac n'a pas confirmé cette information, mais elle a a déploré "l'amalgame qui consistait à les mélanger avec des éléments qui ne pensent qu'à susciter le trouble et qui ne voient leur avenir qu'à travers leur passé".

Selon M. Akouala, "certains ex-Faz ont été entendus par les services de sécurité du Congo et d'autres sont encore en train d'être entendus".

M. Akouala a dit que quelques ex-Faz avaient fait des "révélations troublantes" pendant les interrogatoires.

Prié par l'AFP de préciser la nature des révélations, le porte-parole du gouvernement a indiqué : "l'opinion nationale et internationale sera informée en temps opportun".

La présence au Congo des ex-Faz et d'anciens éléments de la Division spéciale présidentielle (DSP), le corps d'élite de feu le maréchal Mobutu Sese Seko est à l'origne du climat de méfiance entre le Congo et la RDC qui accuse souvent son voisin d'aider ces anciens militaires à déstabiliser les institutions établies dans leur pays d'origine.