![]() |
AFRICA HUMAN VOICE INTERNATIONAL Fédération d'Afrique |
| « La seule chose de bien à l'action de la violence, c'est l'action des hommes de bien » | |
LETTRE DE SASSOU NGUESSO Lettre de M. Sassou Nguesso au Comité Mixte d'Actions Spéciales (CMAS)
(Cette lettre est signée de la main de M. Sassou Nguesso et porte les armoiries de la République du Congo)
Brazzaville, le 07 janvier 2000
Orientations générales à la réunion du Comité Mixte d'Actions Spéciales
du 07 janvier 2000 à Brazzaville
Chers membres du Comité Mixte d'Actions Spéciales, Comme je le fais traditionnellement depuis octobre 1997, après tous les discours officiels que j'ai tenus ces derniers temps, lesquels comme vous le savez, sont destinés aux chancelleries étrangères et au grand public mais non aux hommes du pouvoir que vous êtes, je tiens à réaffirmer devant vous les grandes orientations qui doivent guider notre action pour cette année 2000. Celles-ci résultent des engagements que nous avons pris ensemble lors de notre première réunion du 10 nombre 1996 sur la prise du pouvoir, sur les techniques de sa consolidation et les moyens de sa pérennisation. Il vous appartiendra au cours de cette première réunion annuelle d'y réfléchir et d'en déterminer les modalités d'application. Je dois vous rassurer que les accords signés ça et là s'inscrivent dans le cadre des diversions prévues dans notre stratégie, nécessaires pour notre image et ne doivent en aucun cas entamer votre moral. Nous devons continuer de nous appuyer sur la force comme moyen essentiel de la conservation du pouvoir. Au demeurant, je ne peux manquer de vous rendre un vibrant hommage pour les victoires emportées jusqu'à ce jour. Malgré un environnement caractérisé par un tintamarre médiatique contre notre régime, vous avez su appliquer le célèbre précepte de Mao Zedong « le pouvoir est au bout du canon ». Nous n'avons pas droit à l'erreur d'analyse. Quand il s'agit de l'Afrique, les Occidentaux ne respectent que la force tout en prenant le soin de se cacher derrière la reconnaissance des Etats et non des régimes. Le slogan « le pouvoir ou la mort » doit être gravé dans la conscience de chacun de nos hommes. Je ne vous rappellerais jamais assez que le retour de la paix signifie la perte de notre pouvoir. Vous réalisez à présent à quel point l'arsenal militaire de l'Angola nous est précieux. Peu importe que, politiquement, nous ne représentions que 15% de la population. Le peuple n'est ni plus ni moins qu'un bouclier dont il faut se servir habillement. L'essentiel est d'avoir la force militaire de notre côté. Nos deux deux ans de règne contre la volonté de la majorité du pays et d'une bonne partie de l'opinion internationale en sont la preuve. Le maintien de l'état de guerre à l'instar de l'Angola, l'extermination progressive des populations qui nous sont hostiles, la répression conséquente de toute velléité d'opposition intérieure, le musellement de la presse nationale, la traque de tous nos opposants partout où ils se trouvent à l'étranger, la déstabilisation des associations et des personnalités étrangères critiquant notre régime, la désinformation de l'opinion nationale et internationale grâce aux puissants moyens de presse dont nous disposons doivent demeurer les principaux axes de notre politique. L'application rigoureuse de celle-ci est le seul gage de la survie de notre régime.
C'est pourquoi, pour cette première réunion annuelle du Comité Mixte d'Actions Spéciales élargies aux chefs d'antennes territoriales et socioprofessionnelles, je vous invite à réfléchir profondément sur les points suivants :
Cachet officiel de la présidence de la République Signé : Le Général d'Armées Denis Sassou Nguesso |