Africa Human Voice International (AHVI) présente ses compliments à tous les Etats, félicite et remercie vivement toutes les Institutions et Organisations internationales qui s'émeuvent et se mobilisent en faveur des populations guinéennes confrontées à une situation politique dramatique et inacceptable en République de Guinée-Conakry.
AHVI dénonce toute prise de pouvoir par la violence, de même qu'elle condamne les exactions et massacres humains commis à l'égard du peuple guinéen par les autorités de fait de la République de Guinée.
Cependant, AHVI souhaiterait que toutes les populations africaines confrontées aux mêmes situations bénéficient de cette même mobilisation internationale. Le traitement à deux vitesses des situations similaires de la part des Etats et des Institutions internationales sèmerait le doute dans l'esprit des peuples martyrisés, et ne serait donc pas de nature à instaurer ou restaurer la confiance avec les peuples africains.
Par ailleurs, AHVI fait remarquer que des cas similaires et sans doute plus graves par l'ampleur du nombre des victimes se sont déjà produits en Afrique, par exemple au Congo-Brazzaville (1997-2004), au Togo, en Côte d'Ivoire, en Guinée-Bissau, etc., où la Communauté internationale s'est tue, ne s'est jamais mobilisée autant, comme aujourd'hui pour le cas de la Guinée. Devant de telles situations, il ne saurait y avoir deux poids et deux mesures selon que les uns ou les autres sont portés ou non au pouvoir par quelque Etat européen et, de ce fait, jouiraient d'un traitement de faveur.
De la même manière que les responsables de crimes en Guinée doivent être poursuivis devant les juridictions internationales, de la même manière tous ceux qui ont commis les mêmes exactions et crimes contre l'humanité doivent également être traduits devant la Justice internationale. Nul ne doit être protégé, mis à l'abri et soutenu au nom des intérêts particuliers par un Etat tiers, occidental fut-il.
De ce fait, AHVI s'insurge contre le fait que, dans le cas précis de la Guinée, la médiation soit assurée, semble-t-il, par des personnalités de moralité peu recommandable, comme ce fut le cas de la Côte d'Ivoire avec la médiation de Sassou-Nguesso, lui-même sous protection très active de la France (Cf. : http://www.mediapart.fr/), Mot-clé : sassou-nguesso.
L'ONU, l'UE, l'UA, et notamment la France, devraient faire preuve d'intelligence en renonçant à la protection et au soutien des dictateurs et criminels africains que parfois elles ont pris le soin d'installer au pouvoir et qu'elles couvrent par tous les moyens, d'une manière ou d'une autre.
Strasbourg, le 16 octobre 2009
Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA
Secrétaire Général