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AFRICA HUMAN VOICE INTERNATIONAL Fédération d'Afrique |
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Affaire De Brazza : L'apogée de l'humiliation africaine.
Sassou Nguesso vient de cracher
En Afrique d'expression française dite aussi "Afrique francophone", le principe du pouvoir est très simple : « Celui qui remue la queue, rampe, lèche les bottes et garantit les "intérêts de la France", même si mondialement il est reconnu criminel impénitent, celui-là est jugé apte à "gouverner" ses compatriotes ». Dès cet instant, le pacte de soumission, d'assujettissement et de réduction de tout un peuple à l'esclavage est signé. Le reste n'est plus qu'une simple formalité, comme l'organisation et la mise en place de la stratégie et de la logistique inhérentes à l'installation de "l'affranchi" qui, pour le fauteuil offert et son maintien à vie dans celui-ci, exécutera impitoyablement, aveuglement, et dans l'impunité la plus absolue, ce que ses maîtres ne pourront ou ne voudront accomplir de leurs propres mains. Dès lors, le cycle de la violence, de la barbarie et de la bestialité est mis en place, à la grande satisfaction des commanditaires et/ou des souteneurs. (Extrait de la conclusion de mon livre : "Assassinats politiques au Congo-Brazzaville").
A propos du transfert des restes de Pierre Savorgnan de Brazza d'Alger à Brazzaville, dans mon interview accordée à Kimpwanza en date du 15 août 2006, et répondant à cette question, j'avais dit :
(…) S'agissant de l'exhumation et du transport des restes de Pierre Savorgnan de Brazza d'Alger à Brazzaville, sans doute pour une meilleure sépulture, humainement parlant et du point de vue historique, cela n'est pas une mauvaise chose. Mais, sur le plan purement politique, je dirais que le Peuple congolais n'est pas en quête d'ancêtres. Et s'il y a un événement auquel les congolais participeraient très activement, ce sera sans nul doute celui du jour où la France (Etat) ouvrira le pan historique, resté obscur et secret à ce jour, concernant tous les suppliciés du Congo, et qu'elle leur remettra leurs dossiers, afin qu'ils sachent tous pourquoi. Car, jusqu'au jour d'aujourd'hui, l'Etat français refuse d'assumer son passé, un pan de son Histoire, si honteux soit-il. L'homme qui a tenu ces propos, votre serviteur, est le petit-neveu des frères Mbiemo et Milongo, fusillés à Mayama en 1940. En agissant ainsi, avec le transfert des restes de Pierre Savorgnan de Brazza en terre congolaise, terre qu'il avait spoliée au profit des esclavagistes, car la colonisation est l'autre revers de la médaille de l'esclavage, M. Sassou Nguesso vient de prouver à la face du monde que le Peuple Congolais est en esclavage dont il est le maître absolu, en sa qualité de vassal. Il vient donc de cracher et d'uriner sur la mémoire de tous les SUPPLICIES et DISPARUS de l'Histoire du Congo, dont on n'a de surcroît jamais de tombes connues, du premier jour de l'esclavage, de la colonisation, à ce jour du 3 octobre 2006. M. Sassou Nguesso vient de signer l'Acte de soumission et de recolonisation du Congo au profit du pays qui l'a déjà soumis à l'indignité. Ceci dit, une chose à retenir. Ce n'est ni feu De Brazza, ni les descendants de sa famille qui ont demandé et exigé ce transfert. Cet acte est de la volonté unilatérale d'un homme, peut-être aussi avec la complicité de quelque personne plus ou moins connue : M. SASSOU NGUESSO. Avec cet acte, le peuple congolais attend maintenant qu'il lui soit présenté le TEXTE (DECRET ou LOI) signé de la main de M. SASSOU NGUESSO restituant le Congo à la France en tant que colonie, et lui, s'érigeant ou se proclamant : GOUVERNEUR GENERAL DU TERRITOIRE FRANÇAIS DU MOYEN-CONGO. Par ailleurs, si M. SASSOU NGUESSO veut que le PEUPLE CONGOLAIS avale cette pilule amère, et accepte cette injure et cette humiliation, ne serait-ce qu'au nom de l'Histoire, car on ne peut la gommer, il doit avant tout : 1 - Demander et exiger à la France de lever le secret sur les archives de la politique coloniale de la France en Afrique en général et au Congo en particulier ; 2 - Désigner les lieux et montrer au Peuple Congolais tous les charniers et toutes les tombes de tous les disparus à son actif. Pour sa GLOIRE à lui SASSOU NGUESSO, ce serait le dernier ACTE par lui posé. Si non, alors cela n'aura servi à rien de dépenser DIX MILLIARDS DE FRANCS CFA pour un esclavagiste, alors que des centaines de milliers de nos compatriotes sont toujours portés disparus et demeurent à ce jour sans tombes connues. Ce n'est donc pas trop demandé à lui et à ses Maîtres. QUE LES PEUPLES AFRICAINS EN GENERAL ET CONGOLAIS EN PARTICULIER S'EN SOUVIENNENT ! -------------------------------------------- (*) - Jean-Claude Mayima-Mbemba est Petit-neveu des frères Mbiémo et Milongo fusillés à Mayama en 1940, pour avoir résisté contre l'occupation coloniale française. Il est Secrétaire Général de l'Organisation Africa Human Voice International (AHVI), une organisation qui lutte pour le respect de la dignité humaine en Afrique (http://www.africa-humanvoice.org/afrique). |