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AFRICA HUMAN VOICE INTERNATIONAL Fédération d'Afrique |
| « La seule chose de bien à l'action de la violence, c'est l'action des hommes de bien » | |
Réf. : 0104/0305/AHVI.-
DEMANDE LE RETRAIT DE LA FORCE LICORNE DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE Toute institution qui prétend lutter pour le bien être des peuples doit agir selon la vérité, et dans le respect du bon sens. De cela découlent sa crédibilité et le respect qu’on lui accorde. Dans la crise ivoirienne, les différents intérêts en présence ont fait perdre toute légitimité à ceux-là même qui crient haut et fort qu’ils sont en Côte D’ivoire pour y trouver une solution à la tentative de coup d’Etat qui s’est transformée en rébellion. Les mêmes auteurs de la série de coups d’Etat qui a débuté depuis Noël 1999 ont réussi à justifier les différentes atteintes au fonctionnement de la République de Côte d'Ivoire par des revendications politiques lorsque leur dernière tentative de coup d’Etat a échoué le 19 septembre 2002. La France, selon le schéma et le scénario qui lui ont permis d'installer Sassou Nguesso en République du Congo-Brazzaville, a lancé à la face du monde le prétexte d’évacuer ses ressortissants pour en fait venir en aide à la rébellion qui était sur le point d’être décimée à Bouaké. Depuis l’interposition de la France, la Côte D’Ivoire a été coupée en deux avec la rébellion au nord filant le parfait amour avec les forces françaises de la licorne, pillant à l'unisson les banques de la Côte d’Ivoire (vol de la BCEAO) et tuant tous ceux qui, fatigués de ce grotesque concubinage franco-rebelles, prennent le risque de demander le départ de la licorne (Novembre 2004, février 2005). Le peuple ivoirien qui souffre de la situation que vit son pays aimerait voir la force licorne être remplacée par une force véritablement neutre. La France peut se vanter de tout sauf de sa neutralité dans la crise ivoirienne. Et si même elle remue les institutions internationales pour tenter de justifier sa présence en Côte d'Ivoire, sous des prétextes humanitaires, la réalité des faits va contre sa crédibilité et son impartialité actuellement mises en doute en Côte D’ivoire. AFRICA HUMAN VOICE INTERNATIONAL, au nom des peuples africains meurtris, notamment ceux de Cote d’Ivoire, du Togo, du Congo Brazzaville, du Rwanda, où la France a déjà sévi, réclame le retrait inconditionnel de la force licorne de la République de Côte d'Ivoire. Il y va de sa crédibilité. AFRICA HUMAN VOICE INTERNATIONAL demande au Secrétaire Général des Nations Unies de prêter l’oreille aux cris du peuple ivoirien, afin d’agir en faveur du bien être du grand nombre des ivoiriens. L'ONU doit enfin poser un acte juste et digne de la mission qu’elle s’est assignée en République de Côte d'Ivoire. AFRICA HUMAN VOICE INTERNATIONAL rappelle que si l’ONU est reniée en Iraq, attaquée au Soudan, discréditée au Rwanda, et suspectée d'impuissance en République de Côte d'Ivoire, c’est bien parce que pendant longtemps elle n’a pas réussi à écouter le cris des peuples, et lorsqu’il a fallu dire la vérité et agir selon la justice, l’ONU s’est dérobée à sa mission de gardien de la constitution, des droits humains et de la démocratie, préférant laisser ce rôle à des intérêts particuliers obscurs et suspects. Dans la situation de crise qui prévaut en République de Côte d'Ivoire, AFRICA HUMAN VOICE INTERNATIONAL estime que le temps est venu où l’ONU doit prendre et assumer ses pleines responsabilités pour imposer sa présence sur le terrain et remplacer la force licorne par une force Africaine sous l'égide unique de l'ONU pour que le processus de désarmement et de réunification annoncé en République de Côte d‘Ivoire rentre dans les faits, pour le bien-être de l’Afrique de l’Ouest en général et des milliers de familles ivoiriennes en particulier, endeuillées par le coup d’Etat manqué du 19 Septembre 2002 à l'actif des rebelles. La France étant trop impliquée dans la crise en République de Côte d'Ivoire doit se retirer pour apaiser les esprits et redorer ainsi son image de marque quelque peu écornée en Afrique. Strasbourg, le 31 mars 2005
P. le Président, |