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AFRICA HUMAN VOICE INTERNATIONAL Fédération d'Afrique |
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"NIGRITIE ENCHAINEE"
Préface :
Quelle est la part de l'héritage dans le testament de l'Histoire ? Nigritie enchaînée n'a aucune prétention historique in stricto sensu. L'Histoire est interrogée pour rendre compte d'un tournant majeur dans le déploiement de l'histoire de l'Afrique, cette histoire donnée aux prétendus « sans histoire », écrite avec leur sang comme redevance aux « bonnes œuvres de la civilisation ». L'appel du temps est fort, le temps des rafles et razzias esclavagistes des conquérants arabes, des négociants juifs et même américains, le temps du « cheptel noir », des « curiosités anthropomorphiques » dans les bétaillères transatlantiques flottant sur la mer rouge du sang des noirs et sur les vagues des morts jetés à l'eau, pour mettre en valeur la terre d'Amérique gorgée du sang des Peaux Rouges. Le XIXe siècle a pris le relais de cet ethno-génocide planifié au nom du dieu Mercure de l'Europe chrétienne, par des expéditions conquérantes conformément à la « mission civilisatrice ». Le temps où le postulat de la filiation de l'homme noir à Cham faisait de lui un esclave par nature dans la logique tronquée des choses. L'appel du temps est tellement fort qu'il refuse l'amnésie sélective savamment entretenue comme thérapie ou absolution et le « silence numérique » des livres d'histoire. Le devoir de mémoire rejette l'instrumentalisation de l'histoire à des fins rapaces, aux besoins voraces et vomit les préjugés ancrés dans l'inconscient collectif et le mépris du présent par l'« imprescriptibilité » éludant ainsi le devoir moral de réparation historique. Colossale est la dette de sang, strident est le cri du sang. Les frontières imposées par la pensée unique urbi et orbi, omnia saecula saeculorum qui continue à faire couler le sang à l'indifférence coupable des « fondés de pouvoir de l'humanité » avec l'approbation de nouvelles compagnies concessionnaires, des trafiquants d'armes et de minerais sous l'euphémisme de guerres tribales. Une nation civilisée sait assumer ses responsabilités historiques et l'histoire le lui revaudra. Résumé Avec la « manne négrière », l'internationale esclavagiste s'industrialise au début du XIXe siècle. Elle s'est investie d'une mission « civilisatrice ». L'Afrique devrait connaître la ruée des puissances européennes en quête de débouchés, de points strastégiques, sous le regard impuissant sinon complaisant de quelques roitelets africains. Dans cette compétitions, tous les coups sont permis dans l'arène « terrelibre d'Afrique » nonobstant le sacro saint principe qui accordait la légitimité d'occupation au premier venu. Le bassin conventionnel du Congo est un grand point d'achoppement de l'entreprise coloniale. Chaque puissance concernée met en exergue ses possessions acquises grâce aux traités de dupe. Il sera délimité et réglementé. La Conférence de Berlin vient de mettre un terme aux confrontations entre puissances. Des puissances émergentes vont se tailler un empire à la démesure de leurs ambitions. Le destin de tout un continent venait d'être scellé, et la carte politique de l'Afrique jusqu'à nos jours est un véritable manteau d'Arlequin. Pendant ce temps dans le Royaume de Ngo comme dans beaucoup de royaumes et empires, le Roi, victime de son hospitalité, doit faire face à la rébellion du Prince héritier, résistant à l'occupation coloniale. Il revient dans le but de sauver ce qui reste du Royaume. Mais qu'en reste-t-il encore quand Ngo est portugais au sud, belge au centre et français au nord ? Attentif aux problèmes de l'Afrique contemporaine, aux relations Nord-Sud, MILANDU-BASHINGA, originaire du Congo-Brazzaville, prépare un doctorat en Sciences Humaines à l'Université Marc Bloch, à Strasbourg (France)
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