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AFRICA HUMAN VOICE INTERNATIONAL Fédération d'Afrique |
| « La seule chose de bien à l'action de la violence, c'est l'action des hommes de bien » | |
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L'ACTION CONTINUE. Lire ces divers courriers :
Ce qui se passe en Côte d'Ivoire nous concerne tous, chaque fois qu'une portion du sol africain est agréssé par les puissances occidentrales qui ruinent nos richesses par tous les moyens, c'est tout le continent qui doit se sentir concerné. Je veux bien croire que OUATTARA soit le vainqueur de la dernière présidentielle, ce qui me surprend c'est le réveil subit de la prétendue communauté internationale qui semble vouloir intervenir en faveur de la démocratisation de nos pays, s'acharnant sur Laurent GBAGBO, pendant que dans la même semaine, juste à côté au Burkina-Faso, COMPAORE, la main française qui a tué SANKARA, se faisait élire avec plus de 80%. Croyez-vous vraiment possible que de tels résultats soient possibles dans un pays démocratique? Sassou chez nous truque tranquillement les élections, Idris déby au Tchad révise tranquillement la Constitution, au Gabon le fils succède à son père dans des conditions plus que douteuses, je pourrais continuer les exemples, sans que la voix de la francophonie, la françafrique, l'UE, l'UA, le FMI, l'ONU etc, ne se fassent entendre. Il faut que les Ivoiriens qui se rangent derrière OUATTARA m'expliquent cela.
Je vais vous donner un exemple privilégié: vous avez du suivre la dernière coupe du monde en Afrique du Sud. Le Ghana, espoir de tout un continent s'est vu éliminer, parce qu'un but marqué par son équipe a été stoppé très volontairement par une main adverse, un geste fautif. La logique aurait voulu dans ces conditions, que le but fut validé. Hélas! le réglement prévoit que dans ce cas, le joueur délinquant soit simplement exclu du terrain et qu'un tir de pénalty soit accordé à l'équipe victime. Malheureusement, le pénalty a été un échec. Fallait-il que le Ghana se gendarme contre cette règlementation manifestement injuste ?
Le camp OUATTARA auquel certains semblent appartenir, connaissait parfaitement que la CEI proclame les résultats provisoires et que ces résultats devraient être validés par le Conseil constitutionnel. Ce même camp OUATTARA n'ignorait pas la nature de la composition de cette institution. Je ne consteste pas loin s'en faut, les résultats proclamés par la CEI, et le geste des partisans de GBAGBO d'avoir arraché les résultats de la main de celui qui devait les proclamer, ne change en rien les résultats. Je ne souscris pas à l'argumentaire qui consiste à dire que ces résultats ayant été lus hors délai, ne seraient plus valables. Je dis que ces résultats sont valables, seulement ils devaient être par la suite confirmés par le Conseil constituionnel; tel est le principe! dura lex sed lex.
En tant que juriste, c'est ce point qui me paraît défendable, on ne change pas de règle en cours du jeu. La décision du Consiel constitutionnel est irévocable, j'ai pris soin de lire tous vos textes. OUATTARA me paraît un mauvais joueur en l'espèce. Il en va de la sauvegarde de notre souverainté en Afrique noire. Exigeons donc à la françafrique et aux nations unies de faire preuve de la même rigueur partout et nous serons convaincus tous de leur bonne foi. Pour le moment, très cher frère, nous avons tous le sentiment net que la France manipule les fameux intsruments au service du néocoloniasme sévissant, pour évincer un gêneur coupable du délit de désobéissance à la françafrique. Je me trompe peut-être, mais c'est mon point de vue.
Salutations cordiales.
Daniel Nkouta
Réaction des lecteurs
Bonjour à tous,
Nous ne sommes pas en nombre impressionnant les quelques rares Africains qui avons compris comme vous et moi les enjeux de l'Histoire et de l'avenir qui se jouent actuellement en Côte d'Ivoire.
Quand les puissances occidentales ont voulu se débarrasser de LUMUMBA en 1960, elles se sont servies de l'ONU et de la prétendue communauté internationale pour mettre sur la sellette la marionnette MOBUTU dont la célébrité dans la traîtrise n'échappe plus aujourd'hui au plus profane des Africains.
L'Histoire est en train de se répéter à l'identique en Côte d'Ivoire : la tête de GBAGBO mise à prix par la Françafrique depuis 2002 renverra les pays africains francophones à 50 ans de néocolonialisme pure et dur ou, au contraire, engagera l'indépendance réelle de ces pays selon l'issue de ce qui se joue aujourd'hui en Côte d'Ivoire.
La France vient de remporter une première victoire, celle d'avoir réussi à rouler dans la farine la terre entière, jusqu'aux Africains (à niveau de compréhension du premier degré, imperturbables même si les Français eux-mêmes publient actuellement les témoignages sur les techniques d'installation et de désinstallation de leurs serviteurs dociles en Afrique, sauf le très démocratiquement élu OUATTARA me diriez-vous ! Soit !), qui sont de plus en plus nerveux , voire plus haineux que les Occidentaux le seul fait de croire que GBAGBO, devenu à leurs yeux premier dictateur d'Afrique, fait rater la CHANCE de la DEMOCRATIE que la communauté internationale est en train de nous offrir sur un plateau d'argent, le même plateau sur lequel DE GAULLE nous avait offert l'indépendance qui nous fait tant de bien aujourd'hui...
Sortis pourtant des mêmes écoles que nos maîtres de l'Occident qui, aujourd'hui, reconnaissent subitement, comme par hasard, l'intérêt de la démocratie dans des pays qu'ils n'ont jamais céssé de maltraiter depuis des siècles, pourquoi, Diable !, fait-on que les uns (LUMUMBA, SANKARA...) voient immédiatement le danger que les autres (Africains compassionnés de OUATTARA, le pauvre OUATTARA vainqueur !) ne verront que 50 ans après, et encore ! faut-il qu'ils s'en rappellent et qu'ils le réalisent ! C'est injuste SEIGNEUR !!!!!!!!!
Bien cordialement.
Calixte BANIAFOUNA.
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