AFRICA HUMAN VOICE INTERNATIONAL
Fédération d'Afrique
« La seule chose de bien à l'action de la violence, c'est l'action des hommes de bien »

(NDLR) : AFRICA HUMAN VOICE INTERNATIONAL (AHVI) décline toute responsabilité sur les propos tenus dans l'article ci-après. De ce fait, ceux-ci n'engagent que son auteur.
AHVI ne fait pas l'apologie de la violence. Mais, pour les besoins d'informer afin que chaque visiteur de notre site sache et comprenne ce qui se passe en Afrique, particulièrement au Congo-Brazzaville, notre équipe de rédaction a jugé bon de le publier pour montrer au monde la souffrance d'un Peuple qui CRIE A L'AIDE, AU SECOURS !


Le drame endémique du Pool-Koongo
est une volonté du Pouvoir
(Par Daniel NKOUTA)

« Notre dignité, nous ne la recouvrirons ni par la prière, ni par des discours, ni par des tribulations des conférences ou dialogues dits nationaux ; c'est par le combat politique effectif qu'elle viendra ».

"On tente depuis quatre décennies, par des feintes, des subterfuges, des sous-entendus malhabiles de nier l'évidence autrement dit le caractère factice de la nation congolaise résultant du melting-pot ethnique actuel ; ce qui force certains esprits faibles à refuser de se laisser convaincre par le fait que ceux qui sont actuellement au pouvoir sont génétiquement convaincus, que la politique n'est autre chose que la science de vaincre et de dominer par la force et par la ruse. Ces naïfs nourrissent continûment l'espérance onirique de muer la population actuelle en un peuple, c'est-à-dire en une nation".

Le propos que j'ai récemment publié sous l'intitulé : "Pamphlet fraternel à André Milongo" m'a valu une fois de plus le reproche galvaudé d'ignorer la nation au profit de l'ethnie koongo. J'invite ardemment les rêveurs auteurs de cette critique à lire avec une attentive minutie la doctrine politique de Machiavel ; ils se rendront alors compte de la distance qui sépare la raison, de la doctrine morale de ceux avec qui ils espèrent fonder ensemble une nation congolaise. Je l'ai écrit récemment : tout dans l'idéologie et la manière de faire de Sassou-Nguesso et de l'ensemble de son clan, démontre singulièrement, que les chromosomes de ces gens là charrient un comportement d'une dangerosité certaine. Déjà moins humains, ces gens ne peuvent nous faire espérer d'être des démocrates. Ce sont des tricheurs chroniques en tout ce qu'ils entreprennent. Hier en effet ils se sont servis du marxisme sans y croire, ils ont pillé et tué en son nom. Aujourd'hui, vaincus par le vent de la perestroïka, après une cure de virginité qui les a fait renier le marxisme sans clignoter, ils brandissent les principes de démocratie, encore une fois sans trop y croire. Et beaucoup encore espèrent que la cohabitation demeure possible avec cette espèce. Voici par exemple les résultats qui ont permis l'élection de Denis Sassou-Nguesso à la présidentielle de 2002, tels que très officiellement rendus publics par le Ministère de l'Intérieur :

  • Denis Sassou-Nguesso : ........................ : 89,41%
  • KIGNOUMBI KIA MBOUNGOU : ............... : 2,76%
  • Angèle BANDOU : ................................... : 2,32%
  • Jean(Félix DEMBA NTELO : ..................... : 1,68%
  • Côme MANKASSA : ................................ : 1,25%
  • Adamo MATETA : .................................... : 1,59%
  • Bonaventure MIZIZY : ................................ : 1%
La sommation des résultats qui aurait du logiquement donner 100% a, en l'espèce donné curieusement : 100,1%. Que Placide LENGA, Président de la Cour Suprême nous dise comment dans notre pays démocratique où le Pouvoir Judiciaire est indépendant, la plus haute Juridiction a-t-elle pu valider de tels résultats qui ailleurs auraient juridiquement conduit à l'invalidation du scrutin ? J'ai à l'époque, aussitôt ces résultats publiés, interpellé par la voie de la presse la Cour Suprême et le Ministère de l'Intérieur par La Rue meurt, sans aucun écho. Sassou a ainsi été voté sans avoir été élu, et il gouverne contre le Droit, au-dessus du Droit et en violation du Droit. Comment donc espérer vivre avec de tels tricheurs au sein d'une nation civilisée ?

A propos du tribalisme, j'ai lu des écrits de quelques ahuris qui, réputant mon approche de dangereuse, ont souvent conclu que je prenais les autres pour des "cons". Mon Dieu ! Aurais-je donc été le seul, lors de la parodie du procès sur les assassinés du Beach, a avoir entendu mon ami le Colonel Marcel NTSOUROU déclarer avec toute la sérénité, que la localité de Djambala était attaquée, alors, il était de son devoir de réagir ; déclaration qui n'a jusqu'ici appelé la moindre réprobation de la part de ceux qui me déclarent tribaliste, même s'ils ne se trompent pas, il faut l'avouer, car tribaliste je le suis. En tout cas personne n'a exprimé l'indignation devant ces propos qui témoignent lumineusement, que ce jour là, le Colonel a parlé non en Officier d'une Armée républicaine, mais en Officier téké. De tels propos exprimés par un Officier du Pool-koongo, aurait entraîné une marée de protestations, car seul le tribalisme du Pool-koongo est dangereux. Cela chez moi s'appelle "ngunasani".

Malheureusement, quelques naïfs du Pool plus royalistes que le roi, se taisent ici et préfèrent crier haro sur leurs propres frères qui daignent dire tout haut, ce qu'ils n'ont pas eu eux, suffisamment de couilles pour en murmurer un seul mot. Plus récemment, des natifs du Kouilou au sens originel, ont été reçus à Mpila par celui qui nous tient lieu de Chef de l'Etat, pour revendiquer la part de leur région sur les revenus pétroliers issus du hold up à main armée perpétré par le pouvoir sur le pétrole loangu ; sans que cette démarche qui rencontre mon adhésion sans réserve, expression du ras le bol des filles et fils du Kouilou qui se réveillent enfin d'une longue torpeur, se révèle avoir quelques relents ethnicistes. Et ma Sœur aînée Aimée Gnali Mambou, dan sa réplique pleine de verve parue dans L'OBSERVATEUR n°363 du 13 juillet dernier à l'article de Jean José Maboungou, a clairement répondu à tous ceux qui tentent d'ignorer les faits pour s'accorder sur une République platonicienne.

J'invite une fois encore, ceux qui seraient sous l'empire d'un quelconque doute, de méditer avec minutie l'image qui va suivre. Qu'ils se rassurent, il ne s'agit pas d'un féticheur ni d'un chef traditionnel. C'est bel et bien notre Président de la République qui, par cette image éloquente nous révèle sans équivoque sa véritable nature : avant de se sentir Congolais, il est mbosi. Ce n'est point au LEMBA qu'il a été ici initié, mais bien dans une Confrérie mbosi. Que chacun fouille dans notre histoire politique de Fulbert Youlou à Pascal Lissouba, que chacun cherche dans les recoins du continent africain une seule image qui restitue un Chef d'Etat dans pareil accoutrement. Si cela n'est pas du tribalisme ce devrait tout de même être son jumeau.

NO COMMENT

En tout cas, l'expérience de notre cohabitation depuis quatre décennies prouve avec une régularité infaillible, qu'espérer muer la population actuelle en une nation congolaise avec les piranhas de l'Alima, équivaudrait à s'aventurer dans une jungle grouillant de reptiles vénimeux. Que nous faut-il de plus pour comprendre ? Serais-je donc le seul personnage lucide dans ce pays ? Un tel propos, j'en ai pleinement conscience que l'on se rassure, va provoquer de nouveau un concert d'aboiements dans la meute nationaliste, tant il est établi que dans ce pays où l'hypocrisie règne en souveraine, celui qui a raison mais qui ne veut pas se voir insulté, doit se résoudre à se taire. Il me paraît pourtant impossible de me taire face au supplice effrayant subi par mon peuple, le peuple koongo, dont les gémissements sont étouffés par un épais rideau de discours lénifiants et mensongers qui ont tant séduit les imbéciles, et qui masquent mal le germe ravageur de la koongophobie mbosi, qui s'exprime au quotidien avec plus de rage.

J'ai aussi conscience que la corruption et l'intimidation sont les deux mamelles de la politique de Sassou. Mais que l'on se rassure là aussi, sans être Robespierre, je refuse d'abdiquer convaincu d'être sur la voie de la raison. Je suis de la race de ceux que l'on tue, mais que l'on ne déshonore pas.

Dans cette myopie politique il faut le dire, la région du Pool-koongo a toujours eu la palme d'or. Imbue de la certitude que l'homme est perfectible, sans considération de la nature de nos chromosomes dans nos différentes composantes ethniques, je l'ai déjà écrit, l'homme du Pool a jeté le germe de la moralisation à perpétuité, qui a engendré la secte des patriotes moralisateurs à outrance, qui depuis et pourtant toujours sans succès, s'ingénient à vouloir assujettir la société tout entière, au lit de Procuste de ses considérations systématiques. Les Koongo, apôtres fanatiques du nationalisme fondé sur le mélange ethnique, n'ont jamais, et ce malgré les nombreuses leçons de l'histoire, daigné comprendre qu'il faut agir positivement, autrement dit en conformité avec la réalité. Le Koongo devra apprendre à comprendre, que dans la mathématique politique deux plus deux ne donne pas toujours quatre. Tant que nous ne réagirons pas autrement, loin de tendre vers l'amélioration de notre sort, nous contribuons, je le crains, à préparer notre progéniture à la sous-traitance de la gabegie des autres. Je l'ai déjà écrit et je le répète : en politique, c'est d'appliquer les principes plutôt que de les proclamer qu'il s'agit véritablement. Les philosophes qui nous ont précédé ce sont chargés d'en faire la proclamation. De nos jours, le succès exige plutôt la science du réel, qu'une perpétuelle contemplation de l'idéal. Se payer de formules plutôt que de s'appliquer à étudier les faits, est une démarche onirique. Croire que nos simples jérémiades émises pourtant depuis quatre décennies suffiront à infléchir l'antipathie et l'envie des autres de nous exterminer, espérer qu'à force de cohabitation les autres en viendront aux sentiments humains ; c'est commettre la faute irréparable d'ignorer que ce qui était vrai en principe est encore vrai et demeurera toujours vrai en principe.

C'est le lieu de s'interroger pourquoi le Pool-koongo ne comprend pas. La faute infantile des Koongo me semble être le fait que ce peuple est trop religieux. Or, pour paraphraser le Secrétaire de Florence Machiavel, n'y a pas de signe plus assuré de la destruction d'un peuple que la croyance religieuse, car un peuple religieux est plus facile à manipuler par la diffusion des comportements de soumission. La religion écrivait Machiavel, est une machine qui supplée auprès du peuple à la raison qui lui manque. Lorsque l'utilité d'une loi n'est pas évidente pour les esprits, l'homme habile a recours à la religion, la religion n'étant qu'un instrumentum regni. Ainsi, en rendant les Koongo plus faibles, la religion chrétienne les a disposés à devenir plus facilement la proie des méchants sauvages qui dirigent le pays depuis plus de trois décennies. Nos parents à Mbanza-koongo, qui avaient rappelons-nous, vigoureusement rejeté le dogme du christianisme abrutissant, ont courageusement affronté l'arme à la main, l'envahisseur portugais dans la très célèbre bataille d'Ambwila. Il faut donc retrouver ce courage et avoir notre bataille d'Ambwila, et tâchons de nous abriter des solutions bâtardes.

Il y a quelques mois en effet, deux Evêques Milandou et Portella ont signé puis diffusé un appel aux filles et fils du Pool-koongo, afin qu'ils se retrouvent pour la recherche d'une solution sur la situation qui prévaut dans notre région. Sans rire ! j'ai personnellement peu de rapports avec Dieu pour espérer son intervention en vue du règlement de cette crise qui désole le Pool-koongo depuis 1997. Laissons la responsabilité de cette naïveté à leurs auteurs, qui en tant que Prélats, se croient investis d'une mission divine, ignorant la réalité terrestre. Nous comprenons tous, ce que ces deux Prélats entendent par là, cependant, leur appel me paraît critiquable en ce qu'il tait le fait que Dieu qui doit accompagner cette démarche est un Dieu tribal qui a définitivement choisi son camp, celui des bandits. Croire que Sassou-Nguesso est capable de laisser faire les enfants du Pool, pour trouver une solution qui éteigne le drame qui désole la région, drame que le pouvoir a délibérément mis en place ; c'est me semble-t-il faire appréciation élogieuse de la médiocrité. Espérer que Sassou-Nguesso veuille, sans une vigoureuse réaction de notre part permettre que le drame du Pool-koongo cesse, c'est assurément espérer que le poisson passe commande de l'hameçon.

Que l'on me comprenne bien ! Je ne suis nullement opposé à ce que les filles et fils du Pool-koongo se retrouvent pour tenter de trouver une solution aux actes de brigandage imposés à nos parents restés dans nos villages. Je ne crois pas simplement que nous en ayons les moyens car, comme le dit l'adage chez nous : il n'y a que le propriétaire du chien qui peut lui couper la queue. J'ai été le premier à révéler au public et j'ai continué de clamer, en osant prendre le contre-pied du conformisme régnant, que le phénomène Ntoumi est un produit du pouvoir de Sassou et que le pouvoir de Sassou seul peut y mettre un terme. La rectification que je me suis constamment employé à apporter à cette déraison qui consiste à croire que les ressortissants du Pool-koongo peuvent résoudre cette situation qui désole notre région, témoigne d'abord de mon souci d'exactitude. J'ai la conviction indéracinable, qu'utilisant la naïveté religieuse dont nous avons toujours fait montre, Sassou et son clan ont compris depuis longtemps qu'ils pouvaient tyranniser sans peine, des hommes et des femmes qui, pour aller au paradis, sont plus disposés à supporter les humiliations qu'à les venger. Prenant prétexte de la violation d'un certain accord politique par Bernard Kolélas que l'on croit investi du mandat de conduire le Pool-koongo à l'échafaud, Sassou a décrété depuis septembre 1997, qu'il fallait garder cette région sous pression et la laisser mourir par inanition.

Aux cadres du Pool-koongo je dis : comment comprendre, que des cadres de notre région martyrisée, tout en souhaitant que cessent les exactions que nos parents subissent dans nos villages grâce au Pouvoir actuel et par l'entremise de Ntoumi, tolèrent la présence à nos réunions, des prétendus représentants de ce bandit armé, comme si désormais Ntoumi et ses bandits étaient admis comme une Force politique? Comment pouvons-nous accepter la présence à nos réunions, des membres du PCT et des Officiers proches du Pouvoir, qui viennent là comme fils du Pool-koongo ? Peut-on être fils du Pool-koongo en ayant une parcelle d'autorité à un niveau quelconque de l'Etat, et se taire sur les exactions que subissent nos parents ? Je dis que tout membre du PCT, tout dignitaire du Pouvoir originaire du Pool-koongo, qu'il fut civil ou militaire en l'état actuel, est un traître à la cause de notre peuple et doit être traité comme tel. La crise imposée au Pool est désormais un fonds de commerce pour les civils et militaires proches du Pouvoir d'où qu'ils viennent. Sassou n'entreprendra rien, mais alors rien, je le redis, pour faire cesser cette situation qui lui profite. J'ai lu dans la une parution du Journal LA GRIFFE, que des chefs des villages du Pool auraient été réunis à la résidence du Général Prosper NKONTA où, après avoir festoyé, se seraient disputés des vidanges. Un Officier en activité peut-il se permettre une telle réunion à caractère politique, sans que cela soit une mission du Pouvoir ? Pourquoi devons-nous accepter cette humiliation de nos parents? La stratégie assassine de Sassou sur notre peuple est claire et la trajectoire des événements actuels, en donne lumineusement la lecture.

La première phase a consisté à fabriquer Ntoumi qu'il a infiltré parmi nous avec une horde de bandits armés, misant sur le messianisme qui, comme l'aigle nous enserre de ses griffes. Après avoir épuisé sa population dont l'infrastructure est totalement détruite, la seconde phase a consisté à écarteler le MCDDI, formation politique perçue par le Pouvoir comme l'épine dorsale de la région. Le Ministère de l'Intérieur sous Pierre Oba tirant de son côté l'aile Mahouka présentée comme étant sous la protection de Pierre Oba, et Mpila de son côté tirant l'aile Michel Mampouya qui aurait été favorable à Sassou.

Au terme de cette phase, totalement épuisée désormais, la base du MCDDI qui ne sait plus à quel Saint se vouer, a perdu le Nord, ce qui est normal car c'est une formation politique du Sud. Et comme Dieu a définitivement choisi son camp, le décès de Madame Kolélas, cette pauvre Dame qui avait toute mon estime et ma profonde déférence, qui ne méritait pas que son âme s'éteigne en terre étrangère, va offrir à Sassou-Nguesso, l'occasion d'amorcer la phase finale de son plan macabre, en passant à l'exécution de la sentence capitale prononcée contre le MCDDI donc contre le Pool-koongo. Kolélas rentré au pays est humilié, contraint de faire l'aumône à Mpila. Sassou jubile discrètement car il est enfin presque au bout de son schéma. Ceux de nos parents qui avaient désespérément hurlé en faveur du retour des exilés, commencent peu à peu mais sûrement à se rendre à l'évidence, que tout le vacarme sympathique entretenu autour du retour de Bernard Kolélas au bercail, n'a toujours pas permis de ramener la paix dans notre terroir. Que se passe-t-il donc ?

La phase suivante, le stratège Sassou-Nguesso conseille discrètement Kolélas d'évincer Michel Mampouya du MCDDI, pendant que tout aussi discrètement, il arme Michel Mampouya de moyens financiers et l'incite à créer son Parti, au profit duquel on organise là aussi en toute discrétion l'exode des militants du MCDDI. Le MCDDI réduit en peau de chagrin, Sassou sait pertinemment que la base du MCDDI ne suivra jamais Michel Mampouya, qui ne se rendra compte de son illusion que lorsque ce sera trop tard. Mais a-t-il le vraiment le choix ? Franchirait-il le pas qui consiste à renoncer au statut social actuel que Sassou lui a si généreusement octroyé comme achat de conscience, pour se remettre demain à brouter comme nous tous du mfumbu avec un peu de poisson salé brûlé ? Ne rêvons pas !. J'ai une certitude, la création du Parti de Michel MAMPOUYA est une manœuvre politicienne qui conspire à nous distraire, pour la recherche de la solution sur la crise qui désole notre région depuis le retour aux affaires du plus pernicieux dictateur silencieux de notre histoire politique.

Sassou qui mise sur notre naïveté à tous, espère que le seul retour de Bernard Kolélas au pays et son rapprochement du Pouvoir suffiront à nous conduire tous dans ses bras. Ce sera hélas, si ce n'est déjà le cas, le Kolélas complètement affaibli. Le moment sera alors venu pour Sassou de passer à la phase finale de sa stratégie, celle qui consiste à nous imposer ingénieusement Ntoumi, comme leader incontournable du Pool-koongo, par qui le clan Sassou dictera sa politique dans la région. Voilà la vérité ! Ceux qui comme moi ont suivi récemment la déclaration de l'ancien porte-parole du CMP, le Général Florent NTSIBA, Ministre des Travaux publics, à l'occasion du millième lancement des travaux de la route de Kinkala, devraient avoir compris. Le Ministre a clairement indiqué, que maintenant que tout le monde est d'accord et que le Pasteur Ntoumi s'est engagé à mettre à la disposition du gouvernement des éléments pour assurer la sécurité de ces travaux, plus rien n'empêche leur réalisation. Et cette déclaration honteuse a été faite à RFI. L'Etat congolais a choisi de sous-traiter la sécurité d'une partie du territoire à une horde de bandits. Voilà la nature de ceux avec qui nous espérons construire la nation congolaise !

Mais, malgré la sévérité des violences des coups portés sur notre peuple, malgré l'inaction de ses cadres, malgré la stratégie macabre du Pouvoir; que Sassou ne se trompe pas !. Nous avons résisté, survécu et vaincu l'impétuosité du colonialisme français, nous avons survécu au cannibalisme marxisant du PCT, nous survivrons encore cette fois à son acharnement pathologique jusqu'à l'heure où nous pousserons le cri de vengeance car ce moment viendra bien, les meurtrissures sont trop profondes pour qu'il en soit autrement. Le Pool-koongo, notre région insubmersible respire toujours et survit heureusement à toutes les tentatives de persécutions sauvages et gratuites subies, au meurtre consensuel. Les gémissements assourdis de nos parents sommairement exécutés, ceux que la famine, la maladie et les morsures de serpents ont achevés en forêt ; ces gémissements sont entendus par nous tous comme une sentence prononcée contre les bourreaux ; mais aussi pour tous comme un ordre de route et une espérance, car la pensée vengeresse chemine patiemment mais sûrement et sourde en nous de jour en jour. Et bientôt, la nature incorruptible fera connaître de quel côté se trouve le bon droit.

Patience ! Confiance ! Persévérance !