Africa Human Voice International

 

 

  Jeune ivoirien execute par les soldats de la licorne

Mamadou Koulibaly : “ La Force Licorne doit partir ”

L'Inter - 3/13/2005 9:20:37 PM

 

“ La force Licorne doit retourner chez elle ”. Le samedi dernier, le président de l’Assemblée nationale, le professeur Mamadou Koulibaly a dénoncé la présence des forces françaises de l’opération Licorne dont “ l’objectif est de changer la direction politique de la Côte d’Ivoire ” et demandé aux patriotes venus massivement l’écouter de s’investir dans leur départ. Charles Blé Goudé, le président du Cojep, Idriss Ouattara, le président des parlements et Agoras de Côte d’Ivoire et tous les patriotes ont eu droit à une exhortation à la mobilisation de la part du président de l’Assemblée nationale. “ Pas de repos, nos exigences doivent être claires : les forces Licorne dehors ”. Pour Mamadou Koulibaly, il ne peut qu’en être ainsi. “ Les forces françaises en Côte d’Ivoire ne peuvent plus rester en Côte d’Ivoire. On n’a pas besoin d’expliquer pourquoi. C’est notre volonté. Il faut qu’il en soi ainsi ”, a dit le président de l’Assemblée nationale s’appuyant sur le principe de l’autodétermination des peuples contenu dans la Charte des Nations unies. “ La charte des Nations unies nous donne le droit de nous autodéterminer, si nous ne le pouvons pas, nous sortons de la voie du fonctionnement normal du monde ”, a-t-il fait savoir. Le professeur Koulibaly a donné les raisons des agissements de la France, surtout au plan international où elle est au départ et à l’arrivée de toutes les initiatives qui concernent la Côte d’Ivoire. “ Ce n’est pas parce que la France nous aime qu’elle veut faire notre bonheur malgré nous. La France considère la Côte d’Ivoire comme sa chose. La France a raison d’agir ainsi parce que nous n’avons pas encore dénoncé l’arrangement colonial qui nous lie à la France. Les chefs d’Etat n’étaient que de grands contremaîtres de leurs plantations en Afrique ”, a révélé le N°2 du pouvoir. L’image saisissante de plantations coloniales que constituent à ses yeux les pays africains, dont les vrais propriétaires se trouvent à Paris, et pour lesquelles nos présidents, regardés comme des contremaîtres, doivent rendre compte, a été abondamment évoquée par le président Koulibaly. C’est sous le registre de l’appropriation des pays africains par la France que le professeur Koulibaly a dénoncé les accords de défense. “ Les accords de défense ne servent pas à nous protéger ”, a-t-il dit, mais plutôt à défendre les intérêts économiques de la France dans ses anciennes colonies. “ La Côte d’Ivoire a été trop volée, trop pillée, ça suffit. Et ce ne sont pas les fusils des soldats français qui vont nous décourager ”, a fait savoir Mamadou Koulibaly. Le président de l’Assemblée nationale, s’adressant particulièrement au président du Cojep, Charles Blé Goudé, a demandé aux jeunes patriotes d’internationaliser le combat de la libération et de l’autodétermination. “ Notre combat ne peut être efficace que si nous arrivons à l’internationaliser. Nous avons le droit de nous autodéterminer, autodéterminons-nous. Il faut exporter les parlements au Togo, au Sénégal, un peu partout en Afrique ”, a-t-il conseillé avant de saluer celui qui a eu l’initiative de créer les parlements. Le président de l’Assemblée nationale a critiqué ceux qui attendent que Paris les porte au pouvoir. Mais avant lui, c’est le président des Parlements et Agoras de Côte d’Ivoire qui a souhaité la bienvenue à son hôte et donné les raisons de la création de ces espaces d’échanges politiques qui se sont multipliés avec le soutien du président du Cojep. Pour lui, ces espaces participent à la formation de l’esprit civique de l’Ivoirien.
 

 

 

Send mail to asso.ahvi@gmail.com with questions or comments about this web site.
Copyright © 2005-2011 - Africa Human Voice International